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S.O.S
de l'Initiative de la Société Civile face à la situation dangereuse que connaît
la Nation haïtienne, en raison de la décomposition de l'Etat haïtien qui
affecte tous les secteurs.
(Publié Thursday, November 8, 2001)
Lettre
ouverte à l'Organisation des Etats Américains
Haitians,
you are responsible to fix your own mess
Aristide
et l'aide internationale
Wap gadem ou pa
wèm.....

S.O.S
de l'Initiative de la Société Civile face à la situation dangereuse que connaît
la Nation haïtienne, en raison de la décomposition de l'Etat haïtien qui
affecte tous les secteurs.
(Publié Thursday, November 8, 2001)
Le
18 janvier 2001, à l'occasion d'une conférence de presse, donnée à l'Hôtel
Montana, l'Initiative de la Société Civile avait lancé un " Appel au
dialogue afin d'éviter la catastrophe ".
A ce moment déjà, l'Initiative tirait la sonnette d'alarme pour dire que selon
les analystes les plus avisés, le pays était en train de se transformer en une
" entité chaotique ingouvernable ". Aujourd'hui, force nous est de
constater que cette prédiction est en train de se réaliser de façon
dramatique sous nos yeux. Aussi, l'Initiative se voit-elle dans l'obligation
d'aller au-delà d'un simple appel pour lancer un véritable S.O.S.
En poussant ce cri, l'Initiative entend assumer ses responsabilités civiques.
En effet, elle ne peut rester indifférente face à la dérive de la gestion de
la chose publique. Car les affaires de l'Etat sont les affaires de tout le monde
et la gestion de l'Etat affecte tous les secteurs, toutes les institutions et
associations et chaque citoyen en particulier.
Aujourd'hui toutes les institutions membres de l'Initiative et toutes les entités
sociales et économiques qu'elles représentent sont particulièrement concernées
par la situation dangereuse que vit la Nation haïtienne et en particulier par
la décomposition que connaît l'Etat haïtien.
En tant qu'acteur économique, l'Etat se révèle d'un laxisme déconcertant.
Alors que les finances publiques connaissent un déficit de 2 milliards 200
millions de gourdes par rapport à des dépenses de l'ordre de 7 milliards de
gourdes, l'Etat effectue des dépenses somptuaires en matière de transport et
de logement, au bénéfice exclusif de quelques hauts fonctionnaires.
Ces dépenses injustifiées en pareilles circonstances et cet énorme déficit
se répercutent en termes :
-d'inflation qui a atteint 17%
-de dévaluation continue de la gourde, (plus de 26 gourdes pour 1 US $)
-d'augmentation du coût de la vie
-d'érosion du pouvoir d'achat
-d'incapacité pour de nombreuses familles de répondre aux
besoins de santé, de nourriture ou d'éducation
-de hausse du taux d'intérêt bancaire (plus de 31%)
-de difficultés pour les débiteurs de rembourser leurs dettes
(20% de créances douteuses)
-de menaces sérieuses pour le système bancaire haïtien
-d'amenuisement de nos réserves nettes de change qui ne
représentent même pas un mois de commande
-d'aggravation du chômage
-et de dégradation accrue de l'environnement
A côté de cette mauvaise gestion macro-économique, nous assistons à des
pratiques inacceptables en matière de gestion des finances publiques :
-Certaines recettes ne sont même pas fiscalisées. Elles sont perçues et utilisées par des instances
publiques, sans le contrôle du Trésor
public ou de la Cour Supérieure des Comptes ;
-Plus de 20% des dépenses de l'Etat se feraient à travers des comptes courants, en dehors des procédures de contrôle réglementaire par
les instances appropriées ;
-L'année fiscale est déjà entamée depuis un mois, et pour la quatrième année consécutive, il n'y a pas encore de budget approuvé par le
Parlement. La nation n'est pas encore informée des grandes orientations des dépenses
publiques. Le contribuable n'est pas encore informé de ce que l'on va faire de
son argent. Quel est le bilan de l'année écoulée ? Quelles mesures d'austérité
et de redressement seront prises pour la nouvelle année fiscale ? Ce sont
autant de questions que l'Initiative de la Société Civile se pose, de concert,
avec l'ensemble de la nation et auxquelles elles attendent des réponses. Les
choix budgétaires doivent faire l'objet de débats publics et les différents
secteurs de la société civile doivent exprimer leurs points de vue.
Ce laxisme dans la gestion de la chose publique ne se constate pas uniquement au
niveau des finances, mais dans tous les domaines de l'Administration publique
haïtienne.
La Présidence doit non seulement se prononcer sur le fonctionnement des
Institutions publiques, ce qui représente, l'une de ses fonctions essentielles,
mais elle doit aussi prendre les mesures correctives qui s'imposent.
Au sein du gouvernement, il y a une absence flagrante de coordination,
d'orientation, de solidarité et de respect de la hiérarchie.
Au niveau des Collectivités Territoriales, la situation est encore plus
alarmante. Les membres du même cartel se déchirent au sein de conseils
municipaux pour des questions d'argent. Maires et Parlementaires, CASECs et
Juges se chamaillent pour des questions peu honorables, sans que personne ne
puisse y mettre bon ordre.
Selon les rapports de presse, des policiers et des membres de Collectivités
territoriales procèdent à des exécutions extra-judiciaires.
Quant au Pouvoir Judiciaire, il a atteint une déchéance inédite à ce jour.
Ses requêtes et ses mandats sont ignorés et même ridiculisés par les plus
hautes instances de l'Etat, par des responsables de la police ou de
l'administration pénitentiaire, par des membres d'organisation populaire. Ses
huissiers sont purement et simplement roués de coups par des citoyens qui se
considèrent comme des intouchables et se croient au-dessus de la loi. Les cas
de dépossession de terre se multiplient, en ville comme en milieu rural. Bref,
au lieu de se consolider, l'Etat de Droit s'estompe de plus en plus à l'horizon.
Les Parlementaires, Sénateurs et Députés se contentent de quelques dénonciations
publiques. Mais aucune mesure, aucune sanction n'est prise. Tout ceci montre la
nécessité du pluralisme au sein du Pouvoir Législatif.
L'Initiative constate également que les partis de l'opposition ne jouent pas le
rôle de critique, de sentinelle et de garde-fou qui leur incombe. Même s'ils
ne sont pas représentés au Parlement, il leur revient de se prononcer sur les
grands dossiers de l'Etat et d'exercer une certaine vigilance active par rapport
à la gestion des affaires publiques.
L'Initiative de la Société Civile profite de l'occasion pour saluer le courage
et la persévérance de la presse qui, en dépit de ses faibles moyens, poursuit
un travail méritoire d'investigation et d'information.
Chaque secteur de la société haïtienne doit assumer pleinement ses
responsabilités, soit en matière de planification, d'exécution ou de
contrôle.
Toutes les catégories sociales doivent se mobiliser pour arrêter cette érosion
dangereuse de nos valeurs civiques et morales. Autrement, il deviendra
impossible de sauver la barque nationale.
Il est temps que reprennent les négociations, non seulement pour en finir avec
le contentieux électoral de l'année 2000, qui a trop duré, mais pour garantir
au peuple haïtien de meilleures élections en Novembre 2002 et aussi pour
aborder la seconde phase des négociations, qui doit porter sur les grands
dossiers nationaux. Il est temps d'aborder ce véritable dialogue national, dans
lequel l'Initiative de la Société Civile et toutes les autres composantes de
la nation ont une importante contribution à offrir.
INSTITUTIONS MEMBRES DE L'INITIATIVE DE LA
SOCIETE CIVILE, SIGNATAIRES DE
CETTE NOTE :
-Association des Assureur d'Haïti
-Association des Industries d'Haïti
-Association des Entrepreneurs de l'Artibonite
-Association Touristique d'Haïti
-Association Nationale des Distributeurs de Produits Pétroliers
-Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti
-Chambre de Commerce et d'Industrie du Bas Artinonite
-Chambre de Commerce, d'Industrie et des Professions du Sud-Est
-Chambre Franco-Haïtienne de Commerce et d'Industrie
-Centre Pour la Libre Entreprise et la Démocratie
-Confédération Nationale des Educateurs Haïtiens
-Commission Episcopale Justice et Paix
-Comité d'Initiative Patriotique
-Fédération des Amis de la Nature
-Fédération Protestante d'Haïti
-Fondation Haïtienne de l'Enseignement Privé
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Lettre
ouverte à l'Organisation des Etats Américains
Cela fait un peu plus d'une année (plus précisément 14 mois)
que j'ai sollicité votre autorité morale à travers la Commission Interaméricaine
des Droits de l'Homme pour vous prononcer sur les abus électoraux perpétrés
en 1997 et 2000 par le régime haïtien et dont j'ai été personnellement
victime. Vous aviez jugé ma requête irrecevable, ne tombant pas dans la
logique de votre agenda pour Haïti. Et pourtant dans votre propre manuel (CIDH/OEA)
sur les droits, il est clairement stipulé en 23e et 25e positions : « Droit de
participer aux affaires de l'Etat.Droit à la protection judiciaire contre des
violations des droits fondamentaux. » Ces droits et bien d'autres sont régulièrement
foulés aux pieds en Haïti, et vous y assistez avec une passivité tout à fait
déconcertante.
Il est évident qu'aujourd'hui le monde n'est pas ce qu'il était jusqu'au début
du mois de septembre de cette année, et que, pour vous, la situation haïtienne
est devenue bien secondaire : vous êtes surtout préoccupé par le rôle qui
doit vous être dévolu dans ce nouvel ordre. D'autant plus que vous avez échoué
lamentablement dans ce qu'il convient d'appeler : le dossier haïtien. Vos
observations, vos commissions, vos réunions et vos missions en Haïti, on se
demande à quoi elles servent. Voilà, déjà, quatre ans en Haïti que cela
dure.
Votre cote d'amour qui, déjà, n'était pas trop reluisante,
s'est particulièrement émaciée. Le Wall Street Journal (quotidien new yorkais)
du 6 juillet 2001 dit ceci: "M. Aristide's times-tested practices of
greasing the wheels in Washington has Haitians cynical about any OAS agreement
with him. On June 18,a spokesperson for the Haiti's strongest opposition
alliance, Democratic Convergence, accused OAS negotiator Luigi Einaudi of
working with Aristide."
Comment appréhender le texte de Bobby M. en date du 23 juin 2001, intitulé
Diplomatie de la Corruption dont voici : un extrait ''Un certain docteur Frantz
Lalanne du parti Fanmi Lavalas raconte à Port-au-Prince que Luigi Einaudi a été
acheté pour 3 millions US.Personne ne comprend le comportement de Luigi Einaudi
dans le passage (sic) de la résolution de Costa Rica sur Haïti mettant de côté
la société civile, les parties politiques et endossant totalement Aristide ''
?
A la même époque, George Fauriol du Center for Strategic and International
Studies, basé à Washington, a écrit à peu près dans la même veine :
"Many have forgotten that an earlier Haitian proposal endorsed by the
democratic opposition and civil society groups had been to repeat all elections
(local, municipal and, parliamentary) in 2002 in exchange for recognizing the
legitimacy of Aristide's presidency. Why the OAS-Caricom accepted less several
months later and packaged it in a complicated electoral calendar is
troubling?"
Déjà, dans le journal Miami Herald du 20 octobre 2000, l'ex chairman de la
Commission des Affaires étrangères au sénat des Etats-Unis, Jesse Helms,
avait signé un article dans lequel j'ai relevé ce paragraphe qui vous concerne
: "The Clinton administration has wasted more than 30 million on a
succession of flawed and fraudulent elections. Instead of acknowledging and
fixing problems, the administration and biased OAS observer missions pushed
Haitians to settle for farcical processes, discrediting democracy itself."
Moi, je me contenterai de dire que vous devez avoir votre propre contentieux
avec le régime puisque vous avez noté de graves irrégularités dans les élections
que vous avez observées ; Orlando Marville, votre représentant officiel au
cours du déroulement de ces dites élections, n'a-il pas écrit dans le journal
the Nation de Barbades que les résultats ont été doublement truqués ?
Bourrage d'urnes et mauvais comptage du pourcentage des voix, a-t-il affirmé:
''His spokesperson in the Senate indicated that the population is being squeezed
as a result of an international blockade of aid to Haiti. Interestingly,
Aristide was informed that this would happen if he did not observe the property of having a run-off in a number of elections where,
after the vote count, his minions had changed the numbers first and then
miscalculated the numbers so as to gain 50% plus one majority for his
chosen."
Avec l'existence d'un tel contentieux, à ce jour, non-vidé, quel est
l'avantage de vouloir être neutre ? Léon Manus, le président de la Commission
Electorale n'a-t-il pas, lui-même, déclaré que ces élections et leurs résultats
n'ont aucune valeur légale ? Vous voyez qu'il y a pas mal de questions qui méritent
réponse. Malgré tout, je n'ai pas l'intention de vous accuser de tous les
péchés;
je veux même vous accorder le bénéfice du doute, même quand vous vous êtes
fermé les yeux devant les atrocités de toutes sortes commises par le régime ;
peut-être que vous avez bonne intention, peut-être que vous avez bien voulu
qu'en Haïti une solution soit trouvée. Si je vous écris aujourd'hui, c'est
plutôt pour faire avec vous un constat et tirer les conséquences.
Il nous faut commencer par admettre deux faits importants dans le dossier
haïtien.
Le premier est que, pour avoir voulu ménager la chèvre et le chou, vous vous
êtes fourré dans le pétrin. Le second est que le régime en place est condamné
à tout mal faire afin de se maintenir le plus possible au pouvoir. Ce ne sont
pas les preuves qui manquent : arrestations sans mandat, simagrées
d'arrestations avec accusations farfelues de détention d'armes, déni de
justice etc. En outre, la corruption a gangrené tous les coins et recoins de
l'administration. Les scandales de tous genres se sont multipliés à un rythme
jamais vu en Haïti. Il nous suffirait de tenir compte des déclarations et
accusations des gens du régime eux-mêmes. Que ce soit au niveau des
collectivités territoriales où l'on a réalisé qu'il s'agit de bandits de
grand chemin qu'on a placés à la tête de nos municipalités (Port-au-Prince,
Carrefour, Croix-des-Bouquets, Pétion-Ville, Hinche, Saint-Marc, Coteaux, Cayes,
Jacmel, Milo, etc.) Qu'il s'agisse des parlementaires installés à la faveur d'élections
frauduleuses. Qu'il s'agisse des hommes et femmes de l'exécutif : Le Premier
ministre a lui-même dénoncé d'intolérables malversations dans son propre
gouvernement. Ce même Premier ministre est dénoncé par des parlementaires
pour cause enrichissement illicite. ( Vous le savez, tous les parlementaires
sont de la même famille politique, comme au temps de Papa Doc.) Pour ce qui
concerne la sécurité publique, la police, la justice, n'en parlons pas !
Dans cette situation terriblement critique, vous n'êtes pas en mesure
d'apporter une quelconque solution, et disons-le sans ambages, il y a un choix
qui s'impose : Laissez-nous donc, à nous Haïtiens, notre propre dossier.
Laissez-nous trouver notre propre solution.
Si vous avez bonne intention vis-à-vis d'Haïti, comme j'ai
tendance à vous le concéder, vous avez intérêt à tirer la révérence. En
se faisant, soyez assuré que cesseront les faux espoirs nés des fausses et
interminables négociations, et les Haïtiens ne manqueront pas de trouver la
solution. Depuis plus de deux cents ans (1791-2001), ils ont toujours su se débarrasser
de leurs bourreaux. Les bourreaux venus de l'extérieur, tout comme ceux de
l'intérieur.
Serge PIERRE-LOUIS
New York, 6 nov. 01
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Haitians,
you are responsible to fix your own mess
I hope Haitians understand that they are responsible to
fix their own mess. There were complained that Haiti's case was not even
figure in the latest OAS meeting in the Peruvian capital. The world is
moving forward and each country is preoccupied and has to deal with its own
dilemma. Today, we send our condolences to the family of those who had perished and
our deepest sympathy to the injured. America is a strong nation and anyone
of us could have been among the victims as well. May God protect this great nation?
There are no words to describe what had taken place on September
11, 2001. What one has to see Americans democrat and republican alike stand
shoulder to shoulder, united behind their leader to deal with that situation?
In 1994, I watched the land of Toussaint Louverture being
humiliated by the presence of foreign troops to satisfy individual ego.
Instead of getting together to get thru that embarrassment we had chosen to revive our old dispute.
Haiti, you are alone to fix your own problems. There are
qualified and capable Haitians who can help out but make no mistake, no one
will put his/her life on the line for this nonsense that is going on right now.
The Haitian people in getting rid of Duvalier had wanted a
truth democracy and Haitian people deserve better than that. Discussion in
the senate about people who are getting rich over night, criminals are walking
freely on the street, judges are fighting among themselves. A police
commissioner was put in "garde à vue" after a well coordinated
military action against the PNH, preliminaries investigation had found him
innocent, he did not get his job back what is going on, don't we have
employment protection.
What is going on? The Prime Minister declared that any
member of the government must have his clearance before living the country,
which had led to the demission of the education minister. Is Haiti becoming the new Cuba in the
region? Travel restriction had never been heard before, even when Haiti was
under a dictatorship, the Haitians could have traveled easily anywhere.
There must be a set of condition that must be met in order
for Haiti to receive international support. The international community has
to understand giving or
lending money to the Haitian government may not be reimbursed. These steps
must be taken before any pennies reach Haitian shores.
1. An audit of all Haitian officials.
2. the killers of Jean Dominique, Antoine Izemery and Jean-Marie
Vincent must be brought to trial.
3. A trial date for all prisoners who had been in jail
for more than 45 days otherwise all of them must be released without
condition. (The state must be
prepared to start a trial upon making an arrest, the defendant is the
only one allowed to ask for extra time)
4. An audit of all prisoners in jail in Haiti; an inspection of
all Haitian jails by an independent commission if their conditions are
unsatisfactory, all prisoners must be released.
5. A political settlement in the negotiation
In many occasions, I heard people said that previous governments
used to do it, but we claim that we are living in a new era. Why do we have
to rely on foreigners to force two groups who are living in the same
country to talk among themselves? Why we have to by-pass Gerard Latortue
and others great Haitians who had a proven record to help in finding a solution.
The solution to remove Haiti where it is today has to come from
within. Map pose tet mwen kestyon, koman yon moun fè pa ka konpran-n lè ke ou nan
grangou. The people are powerless and
those who can help them out are fighting for power without having any
interest to alleviate their suffering.
=====
Fédération Nationale D'Alliance Haitienne
P.O BOX 334
Smyrna, GA 30081
Email: alliancehaitienne@yahoo.com
Founder: Joseph Alfred, Educator
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Aristide
et l'aide internationale
Orlando, 23 octobre 2001
Les évènement du 11 septembre ont porté Aristide à croire, que la
communauté internationale occupée et préoccupée par la répercussion
mondiale du terrorisme, allait lui valoir un temps de répit. Aristide avait cru
qu’il pourrait à coup sur, presque sans interférence, imposer finalement sa
politique du fait accompli, établire un régime de parti unique, de pouvoir à
vie, avec alternance présidentielle. Leader de crise, par nature, Aristide est
passé à l’attaque, pressurant la communauté internationale, jouant à la
victime, son rôle préféré, mais exigeant avec arrogance l’aide
internationale. Il a, avec son imagination fertile, inventé des termes qui
sonnent et tombent bien. Mais quand on connaît la vérité, ils sont vides de
sens. En fait, on se demande comment peut-il avoir à la fois, un tel toupet et
une telle arrogance ?
De tous les présidents d’Haïti, Aristide est celui qui a
reçu le plus d’aide internationale. L’aide internationale lui a été
donnée à profusion, parce qu’on voulait, à tout prix, qu’il réussisse.
Clinton avait voulu que sa réussite, soit la preuve de sa capacité de
décision dans le domaine de la politique internationale. Et ça, Aristide le
savait. Voulant prolonger son mandat en novembre 1995, il a cru pouvoir faire du
chantage, en faisant l’allusion bien connue : « Vous aurez besoin de moi en
novembre 1996. J’ai besoin de vous en novembre 1995. »
Le discours du 17 octobre, ou Aristide a accusé la
communauté internationale de violence, d’ethnocide, de terrorisme
géopolitique, de terrorisme et de génocide économique etc. en présence du
corps diplomatique, a surpris tout ceux qui connaissent la vérité.
Du 15 octobre 1994 à septembre 2000, le régime lavalas, avec
ses deux gouvernements, a reçu un total de US$2,390,000,000. qu’ils
ont volé et gaspillé. La moitié a été versée au cours des 15 derniers mois
du premier mandat d’Aristide. Les versements se sont fait comme suit :
$625,120,000 (94/95), $414,610,000 (95/96), $377,470,000 (96/97), $371,030,000 (97/98),
$338,120,000 (98/99) et enfin $266,420,000 (99/00). Dans l’espace de six ans,
le régime lavalas et sa nébuleuse ont empoché deux milliards, trois cents
quatre-vingt dix millions de dollars US. Qu’est-ce qu’ils ont accompli avec
cette somme ? Le pays est dans une misère infernale, la déliquescence
institutionnelle totale et une crise existentielle aiguë. Aristide, le 18
décembre 2000, avant sa prestation de serment, a exigé qu’on augmente les
fonds discrétionnaires de la présidence de 150 millions de gourdes à 800
millions de gourdes sans augmenter le montent total du budget. La 47e
législature a agréé sa demande. La réticence de la communauté
internationale, vient irréfutablement de cette réalité. Le problème n’est
pas seulement une question d’élections confisquées, il y a de plus et
surtout un problème de compétence, de sérieux et d’honnêteté
administrative. Aristide, peut-il avec la nébuleuse lavalassienne gérer l’intégration
d’Haïti dans le FTAA avec un demi-milliard de dollars US d’aide? La
performance de lavalas avec US$2,390,000,000 d’aide n’est pas convaincante.
Robert Benodin
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Wap gadem ou pa
wèm.....
you! don't know me
never see me
walk right by me
in daylight/plain sunlight/very bright
i am out of sight
in your eyes.
small haitian child, that is what i am
and as for my hunger, you don't understand
and just don't give a damn!
at the airport, i beg for change ("changement" and money!)
but you look at me and think it's funny...
the american dream is a nightmare for me,
and i, pre-zenglendo, am your social reality.
at seven years old i begged for food,
but you yelled at me, "i'm not in the mood!"
well tell me, when will be the time?
when will you realize, my poverty is the crime
that you all commit
because you don't give a shit
about my begging in the cathedral,
your conscience is in no way cerebral!
when my sister was sixteen and had just grown breasts,
her period, her menstruation, an abomination she did detest...
she had no kotex or tampons
but was always surrounded by maggots and morons
who paid five or ten dollars for an overnight stay...
she was the game they came to play;
an object, but she had me and her child to feed
since at twelve years old a Soldier planted his seed
deep in her uninviting thighs
and i could hear my siblings adolescent cries
of pain, as her life, her virginity was being torn
somewhere publicly secluded in Haitian fields of corn.
Me? Now, I am 25, I rob and steal
because I have an addiction oh so real.
Cocaine is my adoration
and there IS no rehabilitation
centers in Port Au Prince or Aux Cayes,
just government verbal masturbation and lie after lie.
Yes, I am 25 and what else do I do?
I have become the beast that they call
"zenglendo",
full of anger, full of rage,
my mother is a blood drenched, tired, social cage!
I rob, and steal and kill
cuz i know that you will
not help me or my evil zenglendo brothers and sisters,
how will or can you ever clear away the blisters
in my hand, my heart and my feet?
Scars i carry in your Jacmel Carrefour street...
when all of this is too much to bear
do you know what I eventually dare?
I rob churches and rape nuns
with machetes when i don't have guns
but, if I have my 38,
don't run, cuz it's already too late...
I'm in your window, breaking your door, forcing your
daughter to be my two minute whore,
I am NOT! myth, legend or mere folklore.
I kill you all cuz i am high
and because you had decided to rely
on your government to stop violence and poverty
while you ignored the infected, festering reality
of Cite' Soleil and La Saline
where God is not black or white, but actually green.
I am your product,
dear mr. and mrs. "la bourgeoisie"
and you cannot escape me, physically or mentally.
I am your prodigal son, deported at times back to your land,
and the devil himself is my biggest fan...
I am l'enfant prodige, so don't complain
as I return to you some of my subconscious pain...
there is no pot of gold at the end of my rainbow, just burning flames,
caused by your senators, your makoutes, your rich and all of their silly
financial/political games.
kill me now, and i will be replaced by three others,
kill me now, but do you know the number of brothers
that i am giving birth to day and night,
holdin it down and keepin it tight?
for a hundred dollars and one pill of ecstacy,
i have people who will kill your whole family!
have you ever seen my signature style>
when i have carte blanche by politicians and police to
go buck wild?
make your father rape his daughter
and your son rape his mother, cuz i'm high on coke,
zenglendo is for real, and it ain't no joke...
i learned so much being locked up in sing sing and folsom,
so nothing about me is pure or wholesome.
if you comin off of that plane you better think twice,
cuz i ain't gonna ask you if you've been naughty or nice,
yes! i see you big willy style in my face on champs mars in your jeep,
but you don't know that i know where you sleep...
i will always be in the shadows of my private hell,
and you can never hold me in a cell
you can't kill me or run from my bullet...
i told you before but you wouldn't belive it...
now i am here forever
and death and destruction will be your only lover...
come back to haiti...i'm waiting.
reality people in a fictitious poem...
"he that is without sin, let him cast the first stone"
Unknown author
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