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Note
de Presse du Secteur Privé des Affaires
ON
FIRST REPORT OF SECRETARY GENERAL TO PERMANENT COUNCIL
ON IMPLEMENTATION OF RESOLUTION 822
LA
RESURRECTION DE PAPA DOC!]

Note
de Presse du Secteur Privé des Affaires
Port-au-Prince,
Haïti, le 7 décembre 2002
Les
Associations Patronales constatent que suite à la grève réussie lancée le 3
décembre 2002 par le Secteur Privé des Affaires, pour appuyer le droit des
citoyens à s’exprimer librement, le Pouvoir Exécutif a instruit la DGI et
d’autres institutions de l’Etat d’entreprendre, contre des entreprises
ciblées par le pouvoir, une campagne de répression fiscale aveugle qui
conduira à la faillite des sociétés et de leurs propriétaires, ce qui aura
pour conséquence la perte d’emplois de nombreux pères et mères de famille.
Ces
menaces d’intimidation visent à remplacer l’esprit civique par la peur, le
dialogue par la bastonnade, le plaidoyer par la violence, la concertation par la
mise hors d’état de nuire. Ces actions du pouvoir violent le droit inaliénable
et constitutionnel accordé à tous les citoyens d’exprimer leurs opinions
dans le respect de la loi.
Le
Secteur Privé des Affaires rappelle au Gouvernement que l’une de ses
principales missions est de créer un climat propice et favorable permettant aux
citoyens d’investir et de créer de nouveaux emplois, de préserver ceux
existant dans le cadre de la lutte contre le chômage et la pauvreté ;
d’établir des lois fiscales équitables et concertées permettant à la
Nation tout entière de tirer profit de la création des richesses.
Les
Associations du Secteur Privé réaffirment leurs dispositions à inciter leurs
membres à s’acquitter de leurs redevances fiscales tel que prévu par la loi.
En témoignent, les notes de presse publiées par les organes fiscaux de
l’Etat (DGI, Administration Générale des Douanes) faisant état de record de
rentrées fiscales mois après mois, année après année. A plus de 80%, ce
sont des redevances acquittées par les hommes et femmes d’affaires du pays.
Toutefois ces associations s’inquiètent de l’utilisation non transparente
faite de ces ressources.
De
plus, la loi ne fait pas uniquement obligation aux entrepreneurs du secteur privé
de payer des redevances. Les
entreprises publiques y sont aussi assujetties. Il est impératif, au nom de la
transparence, que des entreprises publiques comme la TELECO, l’ED’H l’APN,
l’ONA, l’OFATMA etc. publient régulièrement leurs états financiers.
Par
ailleurs, les citoyens ne seraient-ils pas
plus confiants s’ils savaient que tous les hauts fonctionnaires
assujettis par la loi à la déposition de leur bilan (avant et après la charge
publique), s’acquittaient sans faille de cette obligation constitutionnelle ?
Les
Associations du secteur privé rappellent aux fonctionnaires de l’Etat en général
et aux fonctionnaires de la DGI et de l’Administration des Douanes en
particulier, qu’ils détiennent un mandat essentiellement administratif et non
politique ; qu’ils reçoivent leurs rémunérations et ont jouissance
temporaire des biens publics grâce aux taxes des contribuables et que cela
engendre un impératif de résultat et de service envers la communauté. De
ce fait, ces fonctionnaires, outrepassant le cadre strict de leur fonction en
participant ainsi à une chasse aux sorcières, engagent leur responsabilité
personnelle face à la Nation.
En
conclusion, les Associations Patronales entendent dire au Pouvoir Lavalas :
1-
Qu’elles sont déterminées à faire front commun pour réagir à toute persécution
administrative, nuisance, diffamation, attaque sous quelque forme que ce soit du
pouvoir contre l’un de ses membres, personnes physiques ou
morales. Elles utiliseront toutes leurs ressources légitimes, humaines
et matérielles pour donner une réponse collective aux agressions du pouvoir.
2-
Qu’elles ne se laisseront pas intimider par le retour au discours
irresponsable promouvant la haine sociale et les préjugés de couleurs, qui a
fait couler tant de sang dans notre Pays dans un passé pas si lointain et qui
aujourd’hui déjà, n’a pas tardé à faire de nouvelles victimes.
Les
Associations du Secteur Privé expriment enfin leur détermination à jouer
leur rôle civique d’accompagnement du changement démocratique, en dépit de
tous types de menaces.
Fait
à Port-au-Prince, Haïti, le 7 décembre 2002
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ON
FIRST REPORT OF SECRETARY GENERAL TO PERMANENT COUNCIL
ON IMPLEMENTATION OF RESOLUTION 822
ADDRESS BY Ambassador Roger F. Noriega
Thank you very much, Mr. Chairman.
The Delegation of the United States wishes to thank Assistant Secretary General
Einaudi for his report and for his dedicated and sustained personal efforts in
favor of democracy in Haiti. We also wish to thank Ambassador David Lee and the
members of the OAS Special Mission to Haiti for their hard work.
The United States is committed to democracy in Haiti and remains convinced that
the path to this goal is clearly set forth in the commitments made in OAS
Resolution 822, approved unanimously 95 days ago. Resolution 822 laid out a
clear process for the Government of Haiti, with support from the OAS Special
Mission, to promote a climate of security, strengthen the rule of law, and
prepare for free and fair legislative and local elections in 2003.
The political violence of recent weeks, some of it committed with direct support
of the Government and its adherents, which has produced the failure to reach
closure on formation of the Provisional Electoral Council (CEP), shows that the
Government has yet to fulfill its commitments. This is despite the unstinting
efforts of the OAS Special Mission and other parties to provide guidance and
mediation to facilitate any Government efforts.
We call on the Government of Haiti to act immediately to cease gang violence, to
pay in full the reparations due for damages from the violence of December 17,
2001, and to dramatically improve the security climate, particularly for those
Haitians trying to exercise their fundamental civil rights.
When these steps are accomplished, we expect the Convergence Democratique to do
its part by naming its representative to the CEP. Convergence Democratique
representation in the CEP is critical, and it must take an active role by
nominating a qualified member. We note that, at least before the recent unrest,
some members of civil society were willing to participate in this process as the
most democratic route to a resolution of Haiti’s political crisis.
This is critical, Mr. Chairman, because only a CEP that includes all key
democratic sectors could conduct elections worthy of the support and recognition
of the international community.
At the same time, the Government must follow through both on the letter and
spirit of its other commitments under Resolution 822. Among these are:
· Prosecuting those who engaged in politically-motivated crimes, particularly
those committed during the violence of December 17, 2001, and political murders
such as those of journalists Jean Dominique and Brignol Lindor.
· Enacting measures to strengthen the independence of its national police and
judiciary. Key among these would be the dismissal of known corrupt officials
from among the high ranks of the police.
· Undertaking a comprehensive disarmament program, one that takes weapons away
from the gangs that are currently controlling the streets in places like
Gonaives and Cite Soleil. A disarmament program that does not reduce criminal
violence is not an effective program.
· Following through on other still-unfulfilled commitments under OAS Resolution
806.
· Implementing steps to support human rights and the press, promote national
dialogue, and ensure the independence and security of the Electoral Council once
it is operational.
These measure, if enacted, will significantly improve the political climate in
Haiti and help ensure that legislative and local elections can take place next
year in an orderly, fair and transparent manner.
We in the OAS community must do our part to demonstrate our continued commitment
to Resolution 822. A crucial issue is funding for the OAS Special Mission and
elections in 2003. Member and observer states need to redouble their efforts to
make certain that the Special Mission has the resources it needs to carry out
its important work.
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LA
RESURRECTION DE PAPA DOC!]
L’homme
propose et Dieu dispose! Si les proverbes ont perduré pendant des siècles, il
faut croire que leur sagesse est inhérente et commune à l’humanité tout
entière. S’il est vrai que le coup d’état de septembre 1991 a fait
beaucoup de morts, il est certain qu’il a
sauvé la vie de beaucoup de personnes qui ne soupçonnaient pas le danger
auquel ils étaient exposés. Jean-Raphael Dufour a-t-il le droit de garder au
Quai d’Orsay les documents contenant les détails du massacre planifié par
Jean-Bertrand Aristide contre toute une partie de la population :
« à sacrifier » selon son
projet macabre? Aristide a-t-il le droit de traiter les autres
d’assassins alors qu’il en est le Grand Chef ?
Aujourd’hui,
ce même Aristide, après 15 années d’échec d’une politique et d’une
mentalité anachroniques promet de nous faire voir minuit à midi s’il doit
partir. L’homme propose et Dieu dispose ! Car Aristide a non seulement
trahi la confiance de tout un peuple mais encore, il eu l’outrecuidance
d’utiliser le nom du Dieu vivant pour arriver à ses fins. Aussi, les hommes
font leurs efforts dans la mesure du possible mais Aristide a affaire à la
puissance divine et, de ce fait, sa déchéance ne fait aucun doute.
Il
faut cependant élever le débat et, pour une fois, éviter les actes de
sauvagerie sans nom qui suivent invariablement le départ d’un régime honni.
Le supplice du Père Lebrun doit être banni une fois pour toutes et quelles que
soient les circonstances, ceux qui en ont fait usage pré
ou post-Aristide doivent recevoir une leçon. Après le départ de Jean-Claude
Duvalier, les haïtiens de partout ont assisté aux lynchages et autres excès
barbares avec un cynisme inconcevable pour les gens
civilisés et il est choquant
et triste que pas une voix ne se soit élevée contre ces actes inqualifiables.
Dans son discours à la population des Cayes hier, un Aristide devenu fou
furieux a agité encore une fois le spectre de la lutte des classes et de
couleur vieille de 200 ans. Nous citons Radio Métropole : « Ou
se peyizan , ou se malere , ou gen menm koulè avè'm, yo pa renmen 'w, cheve' w
grenn menm jan avè'm , yo pa renmen'w, pitit ou pa pitit gwo zotobre , yo pa
renmen'w ..."
( Vous êtes paysan, vous êtes pauvre, vous avez la même couleur (noire) d'épiderme
que moi, vous avez des
cheveux de petit nègre
comme moi, on ne vous aime pas, vos enfants ne sont pas ceux des nantis , on ne
vous aime pas ...), déclare M. Aristide à plusieurs milliers de ses partisans
en présence de son épouse au teint clair . Dans ce discours, le Président de
la République a également assimilé aux ennemis du peuple ceux qui réclament
sa démission. "
Lè yo pa respekte volonte pèp la se paske yo gen anpil prejije pou ou, sa kap
fèt la, se pa yon konplo kont prezidan Aristide, se yon konplo kont pèp la, se
pèp ayisyen an yo pa renmen ...
(Les préjugés à votre endroit expliquent leur non respect de la volonté
populaire, ce qui se passe aujour'hui, ce n'est pas un complot contre le Président
Aristide mais un complot contre le peuple haïtien qu'ils n'aiment pas...),
poursuit M. Aristide qui s'en est pris aux politiciens partisans du coup d'Etat.
Le chef de l'Etat a réaffirmé qu’il ira au terme de son mandat de cinq (5)
ans. »
Ce
discours, digne d’un Papa Doc
revu et corrigé, le place encore une fois dans le rôle qu’il veut vendre,
celui de défenseur des droits du peuple. Les étudiants malmenés à Petit-Goâve
sont-ils donc des nantis et des mulâtres ? Le petit peuple qui crie :
« A bas la faim » a-t-il une couleur claire? Le bourgeois qui
n’arrive pas à payer la scolarité de ses enfants est-il préoccupé par sa
classe ou sa couleur ? Ces petites manœuvres de manipulateur sans vergogne
sortant de la bouche d’ un individu mesquin, assoiffé de sang, d’ argent et
de pouvoir nous porte à le citer encore une fois: « Fwa
sa a konplo a pap pase. » Car il ne s’agit pas ici de
classe, ni de couleur, mais plutôt de l’ indécence d’ un gouvernement-sangsue
qui n’a apporté que la haine, la division, la faillite de tout un pays et qui
refuse malgré tout de lâcher sa proie qui est Haïti et son peuple.
Eloignons-nous
donc une fois pour toutes de cette violence aveugle qui nous fait passer pour
des sauvages inhumains aux yeux du monde. L’exil étant défendu par la
Constitution, il faudra respecter ses prescrits. La justice haïtienne doit être
remise sur ses rails afin de juger tout individu présumé coupable de crimes et
de pillage des deniers du peuple. Ne répétons pas l’erreur du fameux Article
291 en écartant toute une classe de gens incluant des valeurs utiles au pays
pour avoir cru en Aristide jusqu’à un certain point.
Aristide
doit avoir le même sort que Milosevic et être jugé par la Cour de Justice
Internationale pour crimes contre l’humanité et ceux qui ont des comptes à
rendre au peuple haïtien devront répondre par devant la justice haïtienne de
leur comportement inqualifiable.
Pour
une fois, agissons en tant que peuple civilisé et éloignons-nous de la
violence qui jusqu’à date n’a apporté que la malédiction et le déshonneur
sur un pays que nous prétendons chérir.
Mona
Saint-Michel
Une haïtienne qui aime son pays
Yaoundé–Cameroun
5 décembre 2002
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