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INITIATIVE
POUR LE CHANGEMENT EN HAÏTI (ICH)

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Plan Pour Le changement économique et social en Haïti

Ce document est présenté par Robert Ulysse, en collaboration avec une équipe de cadres haïtiens vivant tant en Haïti qu'à l'étranger.

Nous croyons que le développement d'Haïti est encore possible. Cependant, notre progrès en tant que peuple ne viendra que par la réconciliation nationale.

Cliquer sur le titre de chaque chapitre, pour avoir accès au chapitre.

Contact For ICH: Robert Ulysse, Porte-parole: robulyss@bellsouth.net

TABLE DES MATIÈRES

Introduction

RÉSUMÉ EXÉCUTIF DU PLAN

CHAPITRE I:  Sécurité Publique et Réformes Judiciaires
- Le rétablissement de la sécurité publique
- Réformes Judiciaires

CHAPITRE II: Economie et Finances
- Politique Monétaire
- Stabilisation du Taux de Change et Contrôle de l'Inflation
- Le Tourisme des Haïtiens d'outre-mer

CHAPITRE III: Perspective de Relance Commerciale et Industrielle

CHAPITRE IV: Infrastructure Routière et Ferroviaire
- Les Routes Nationales
- Le Système National de Chemin de Fer

CHAPITRE V: Développement Agricole
- Introduction
- Diagnostic
- Politiques Sectorielles
- Programmes et Projets

CHAPITRE VI: Développement Rural
- Introduction
- Programmes des Communautés Rurales Modernisées

CHAPITRE VII : Développement Urbain
- Programme de Correction Urbaine (PCU)

CHAPITRE VIII: Réformes Politiques

APPENDICE 1

APPENDICE 2

Introduction

De l'époque coloniale à nos jours, Haïti est passée du pays le plus riche de la Caraïbe à celui le plus pauvre de l’Hémisphère Occidentale. Dans un rapport publié par la Banque Mondiale en août 1998, et intitulé : "Haïti : Les défis de la lutte contre la pauvreté," l'état lamentable de pauvreté d'Haïti, tel que révélé par les indicateurs sociaux comparatifs en Amérique latine et dans la Caraïbe, est étalé dans toute sa laideur. Ledit rapport précise ce qui suit:

"Haïti est le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental et l’un des pays les plus pauvres du monde en développement. Son revenu par habitant de 250 $US est inférieur par rapport à celui de bon nombre de pays africains et est de loin inférieur à la moyenne de l’Amérique latine de 3.320 $US. En milieu rural, quelque 80 pour cent de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. La pauvreté en Haïti est directement liée à la médiocre performance économique : le revenu par habitant n’a pas augmenté au cours des quatre dernières décennies et, en fait, a baissé à un taux annuel de 5,2 pour cent au cours des dix années de 1985 à 1995 (Banque mondiale 1998)."

Au seuil du 21e siècle où l’avancement technologique permet à l’homme de penser à la colonisation de l’espace, la majorité du peuple haïtien croupit dans les conditions les plus primitives, même infra-humaines. Plus de 80% de la population vit dans la misère la plus abjecte, oubliés soient à travers les mornes ou dans les corridors infernaux des bidonvilles de Cité Soleil, de Raboteau, de la Fossette, etc. Depuis quelques décennies la survie des paysans dans certains endroits du pays dépend de la coupe des arbres en vue de la fabrication du charbon. La vente de ce produit a assuré, certes, un peu de nourriture aux familles paysannes, mais le résultat d’une telle pratique est catastrophique. En survolant Haïti aujourd’hui on voit en dessous un désert.

Nos montagnes qui jadis présentaient un panorama exotique et une couverture forestière dense sont maintenant dénudées, dégageant une chaleur ardente. À travers ces montagnes désertifiées grandissent des centaines de milliers d’enfants à l’instar de petits animaux, sans le bénéfice du pain de l’instruction. Dans certains cas ils n’arrivent même pas à trouver le repas quotidien. Aucun de nos dirigeants qui se sont succédés au pouvoir à travers notre histoire n’a jamais sérieusement pensé au sort des laissés-pour-compte de la campagne. Ils sont plutôt considérés comme des “habitants,” vivant à “l’en - dehors” du pays, abandonnés et condamnés à travailler la terre saison après saison sans garantie de pouvoir y récolter quelque chose. C'est ce qui explique l'exode massif des paysans, soit vers les villes ou les pays voisins tels que les Etats-Unis, la République dominicaine, les Bahamas, etc.

Ce document représente un ensemble d'idées nouvelles dont l'application aidera certainement à tirer Haïti de l'ornière où ce pays languit depuis déjà trop longtemps.

Nous croyons que ce qu'il faut à Haïti aujourd'hui, c'est une nouvelle génération de dirigeants qui puissent penser en termes de démocratie, de bien-être généralisé, et d'économie moderne. Mais tout doit commencer par la recherche d'une entente nationale. Nous sommes une nation divisée. Comme a dit Jésus, une maison divisée contre elle-même ne peut subsister (Marc 3:25). Il faut un mécanisme pour réconcilier la nation haïtienne avec elle-même. Dans ce contexte, les directeurs d'opinion, tant en Haïti que dans la Diaspora, peuvent jouer un rôle important. Ces leaders doivent travailler d'un commun accord pour donner le ton à l'effort de réconciliation nationale. Il faut que nous, Haïtiens, nous changions notre culture de discorde et de méfiance mutuelle en une culture de coopération et de confiance mutuelle. Cette entente, pour être possible, doit se baser sur un plan concret pour moderniser l'économie, relever le standard de vie du peuple, bref, éliminer la pauvreté. A notre avis, les propositions qui suivent sont à même de répondre à ces exigences.

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RÉSUMÉ EXÉCUTIF DU PLAN

Sécurité Publique et Réformes Judiciaires - Puisque l'insécurité et le crime ont rendu la vie normale impossible en Haïti pendant les dix dernières années, ce document inclut un plan de sécurité qui fera une utilisation bien meilleure de la police afin de garantir la sécurité effective des vies et des biens dans le pays. Le plan de sécurité est accompagné d'un scénario pratique pour réformer le système judiciaire en Haïti et y éliminer les pratiques corrompues.

Développement Agricole et Restauration Environnementale - En ce qui concerne le développement agricole, nous présentons le diagnostic du secteur agricole, nous formulons des politiques sectorielles, et nous proposons des programmes et projets. Dans le cadre des programmes et projets, il est prévu, entre autres, l'établissement de fermes communautaires à travers tout le pays. De telles fermes seront composées de petites fermes de subsistance qui, en s'associant, faciliteront le labourage des terres, l'irrigation des plantes, la moisson et la distribution des produits. Elles seront arrosées par des systèmes d'irrigation établis en collectant l'eau de pluie dans les montagnes, en amont, pour la laisser couler en aval dans les fermes. Les fermes communautaires, telles qu'elles sont décrites, produiront assez de nourriture pour éliminer la faim en Haïti, compte tenu du fait que 70 % des Haitiens sont des cultivateurs. Correctement cultivé, Haïti peut de nouveau devenir le pays le plus fertile dans la région de la Caraïbe. Les systèmes d'irrigation seront également utilisés pour reconstituer la couverture forestière du pays. Le reboisement pourra se faire avec rien que des arbres fruitiers, en particulier des manguiers. Ainsi, en plus du fait qu'il aidera à protéger l'environnement, le programme de reboisement pourra devenir une source de revenu importante en Haïti, puisque le marché mondial des fruits tropicaux s'élève maintenant à approximativement quatre milliards de dollars par an.

Développement Économique et Financier - Afin de financer un certain nombre de projets d'infrastructure qui sont proposés, il est prévu la participation de centaines de milliers d'Haitiens qui vivent à l'extérieur du pays. La participation de la Diaspora haïtienne, telle que proposée, apportera au moins 500 millions de dollars par an au trésor public haïtien. Il est aussi proposé un plan pour résoudre l'instabilité effrénée du taux de change, le problème de l'inflation et celui de la hausse des prix qui règne en Haïti.

Développement Social - Dans le cadre du développement social, il sera établi entre l'état haïtien et la population un partenariat qui aura comme conséquence la construction de logements sociaux pour plus de trois (3) millions de paysans haïtiens et pour environ un (1) million d'habitants des bidonvilles, pour seulement une fraction du coût normal. Ces actions seront posées dans le cadre de la construction de cités dans les milieux ruraux comme urbains.

Le problème des enfants des rues occupe une place prépondérante dans le plan du développement social. Ce problème constitue un motif très sérieux pour une intervention urgente, aux fins de prévenir des situations débouchant sur des activités marginales délictueuses chez les enfants et les jeunes. Il sera adressé par la création de centres dénommés "Maisons d'Accueil Juvénile", qui seront construits dans chaque cité, à la charge de l'Etat, afin d'accueillir ces enfants. Ils seront accueillis, logés, nourris et éduqués à la charge du CAS (Caisse d'Assistance Sociale) du Ministère des Affaires Sociales.

Réformes Politiques - Un plan de réformes politiques pour une solution durable aux problèmes socio-politiques haïtiens est aussi proposé. La première étape du plan concerne la tenue d'élections crédibles. La seconde porte sur l'établissement d'un vrai système de partis en Haïti. Puisqu'il y a un grand nombre de partis politiques en Haïti qui tendent à apporter plus de confusion qu'une solution aux problèmes haïtiens, il faut trouver un mécanisme démocratique pour ramener le nombre de partis politiques à trois, quatre ou cinq grands partis. Le plan propose que, pendant la première élection générale, le gouvernement haïtien donne une assistance financière à tous les partis ou coalitions de partis politiques qui avaient présenté des candidats à 30 % au moins de tous les postes disponibles dans les élections avortées de mai 2000. En suite, les cinq partis ou coalitions de partis ayant reçu le plus de votes dans les élections crédibles qui suivront recevront de l'aide financière du gouvernement haïtien pendant dix années, afin de permettre à un vrai système de partis de s'installer dans la pratique politique haïtienne.

Stratégie de Développement et Organisation Economique

Objectifs :

- Augmenter continuellement le PIB (Produit Intérieur Brut)
- Réduire le chômage
- Contrôler l'inflation
- Réduire le déficit budgétaire
- Réduire le déficit de la balance des payements
- Améliorer les conditions de vie des masses rurales et urbaines
- Etablir un filet de sécurité sociale pour les démunis

Stratégie de Développement

Court à long terme

Production

- Promotion de la production agricole pour les marchés internes (Systèmes Fermes Communautaires)
- Promotion de la production agricole pour les marchés externes ((Systèmes Fermes Communautaires)
- Relance de la production industrielle et artisanale pour les marchés externes (Industrie d'Assemblage et artisanale)
- Promotion de la production industrielle pour les marchés internes
- Promotion du tourisme des Haïtiens vivant à l'étranger
- Promotion du programme de protection de l'environnement.

Sécurité publique

- Lancement de "Opération Sécurité Pour Tous"

Moyen à long terme

Infrastructure

    1. Infrastructure économique

- Modernisation de: TELECO, EDH, CAMEP, APN, et AAN
- Réfection, construction, et entretien des routes du réseau routier national
- Promotion du Système du Chemin de fer National

    2. Infrastructure sociale

- Construction des Communautés Rurales Modernisées
- Construction des cités du Programme de Correction Urbaine

Organisation Economique

1. Maintien d'un système d'échange commercial entièrement libéralisé et un système de marché tout à fait libre.

2. Réduction du rôle de l'Etat dans l'économie à celui de régulateur, nonobstant ses actions dans les entreprises modernisées, son rôle dans la promotion de la production agricole et dans le programme touristique des Haïtiens vivant à l'étranger. Ce dernier programme aura surtout un aspect de collection de revenu fiscal.

3. Lancement du "Programme de Stabilisation du taux de Change.

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