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POURQUOI
FAUT-IL METTRE L'ACCENT SUR UNE BONNE TRANSITION
COMMUNIQUE DE PRESSE de l'OEA
Mieux
comprendre les Européens
La
politique économique suicidaire de Lavalas.

POURQUOI
FAUT-IL METTRE L'ACCENT SUR UNE BONNE TRANSITION:
Dunois
Erick Cantave <dunoiscantave@yahoo.fr>
wrote:
LE
NOUVEAU CONTRAT SOCIAL NE PEUT ÊTRE QUE LE FRUIT D'UNE LARGE, PATIENTE, MÉTHODIQUE
RÉFLEXION ET CONCERTATION NATIONALE MENÉE SOUS L'ÉGIDE D'UN GOUVERNEMENT CRÉDIBLE
ET COMPÉTENT DE TRANSITION. ( D.E.C.19-02-03)
POURQUOI
FAUT-IL METTRE L'ACCENT SUR UNE BONNE TRANSITION:
POUR LA FORMATION D’UN GOUVERNEMENT DE TRANSITION ET D’UNION PATRIOTIQUE
Introduction- Argumentaire
Sans une bonne transition, il est aléatoire et même illusoire de penser ou
de croire à une véritable stabilité politique et à une vigoureuse relance de
l'Économie haïtienne qui nous permettraient d'aboutir en douceur à un mandat
présidentiel constitutionnel de 5 années.
La conjoncture nous dicte un ensemble de mesures visant la mise en confiance de
toute la population et de la communauté internationale.
L’institutionnalisation du pays nécessite des sacrifices et un esprit de dépassement
hors du commun.
Il faut nous investir à fond dans la transition et l'aborder avec beaucoup de
lucidité et de réalisme afin de préparer la voie à un développement
durable.
Dans cette conjoncture particulière de crise que traverse le pays nous devons
avoir recours à une solution politique, patriotique et extra-constitutionnelle
pour mener à terme cette transition politique.
Les structures de l'Etat qui, en temps normal, pourraient intervenir pour
organiser la transition et des élections démocratiques ont été piégées par
le pouvoir lavalas et ne sont pas du tout indépendantes.
Nous mettons tous les patriotes et démocrates en garde contre tout
prestidigitateur qui voudrait faire croire en la possibilité de stabiliser le
pays, de mettre tous les secteurs en confiance, de relancer l’économie
nationale et de réaliser des élections libres et démocratiques en 3 ou 7 mois.
Ceci est matériellement impossible. Toutefois, il nous faudrait beaucoup moins
de temps pour organiser des élections du type Maître Gilbert ou à la Anselme
Rémy ou encore plus près de nous à la Luciano Pharaon et à la Mirville. La
mise en place pour la réalisation de la seule élection potable jusqu'à date
avec une forte participation populaire mais inachevée réalisée par Monsieur
Sabalat en 1990 a nécessité environ une année de préparation.
Toute précipitation dans la mise en place des différents instruments de
stabilité sociopolitique pour l’instauration d’un climat propice aux
affaires et aux élections pourrait encore nous renvoyer à nos sempiternelles
turpitudes maintenant bi-séculaires.
Il faut marquer un cran d’arrêt et aller dans le sens réel d’un changement
profond. Il faut faire le grand saut et prendre résolument le tournant pour un
nouveau départ. C’est aussi dans cette optique que nous appuyons l’idée de
la réalisation d’une grande Concertation Nationale ou des États Généraux
de la Nation que convoquerait le pouvoir exécutif détenant les moyens
politiques, logistiques, administratifs, financiers et qui aurait aussi l’obligation
et le devoir de porter les résolutions de cette grande consultation
citoyenne par-devant l’Assemblée Nationale aux fins de ratification et
en vue de leur mise en œuvre. Nous croyons que c’est l’un des points
cardinaux de la réconciliation et de l’unité nationale pour une paix
durable et un progrès soutenu.
Ce gouvernement qui intégrerait les cadres de l’opposition et ceux non
corrompus de l'actuelle administration publique, s’efforcerait de promouvoir
le sens des responsabilités, de l’honnêteté, de l’efficacité et de
donner l’image de la cohésion et de la compétence qu’il faut dans la
gestion des affaires publiques.
L’idée rénovée de service public et la dynamisation du monde des affaires
devraient inspirer et guider l’action gouvernementale.
La restauration de l’autorité et de la crédibilité de l'État devrait
permettre d’éviter toutes actions inconsidérées allant dans le sens des
luttes claniques et partisanes.
Aucunes représailles ou revanches ne devraient être tolérées.
La confiance, la crédibilité, la compétence, la paix et la sécurité
publique, l’union, la justice, l’effort national, l’intégration régionale
et mondiale devraient être les maître-mots pour caractériser cette
transition.
IL FAUT UN MANDAT CLAIR ET PRECIS DE 36 MOIS POUR REPLACER LE PAYS SUR LES RAILS
DE LA DEMOCRATIE
Les éléments du programme de transition:
· Le rétablissement et le renforcement de la sécurité publique – la mise
en confiance de la population par un temps d’observation des actions et
mesures gouvernementales ( la mise en place et le fonctionnement de
l’administration publique, la nomination des édiles communaux…) - la
formation du CEP (Conseil Électoral Provisoire) - les interventions
d’urgence pour le maintien et le fonctionnement des infrastructures - la
relance de la coopération et de l’économie nationale - le lancement et les
préparatifs pour la tenue d’une
véritable concertation nationale - (6 à 8 mois)(septembre 2002 à mai 2003)
· Tout en maintenant une bonne gouvernance, avec tout ce que cela implique (bon
fonctionnement de l’appareil d'État, de la fonction et des services
publiques) - La mise en place du CEP (la prise en charge: l’inventaire
des ressources disponibles…), l’organisation administrative et
logistique dans les 9 départements, l’identification des structures
physiques, la mobilisation des ressources matérielles, humaines et financières,
la formation etc…) - La réalisation des élections législatives, municipales
et locales - la relance de l’économie nationale (12 à 14 mois)(septembre à
novembre 2003)
· Tout en maintenant une bonne gouvernance - Assurer la mise en place et
le fonctionnement du parlement - La réalisation des élections des Assemblées
territoriales - La Formation du CEP (Conseil Électoral
Permanent) (6 mois) (novembre 2003 à mai 2004)
· Tout en maintenant une bonne gouvernance - Mise en place et entrée en
fonction du CEP Conseil Électoral Permanent (la passation, les corrections à
apporter à l’appareil et au processus électoral, la mobilisation des
ressources) - l'Organisation des élections présidentielles ( 6 à 8 mois) (mai
à décembre 2004)
7 FEVRIER 2005 : l'Installation du Président élu
Cet échéancier est loin d’être parfait mais tient compte des faits vécus,
d'une certaine connaissance des réalités organisationnelles objectives de la
vie haïtienne, d'une situation économique et sociale désastreuse et d'un
climat politique délétère.
Il faut aussi noter que tout ceci n’est réalisable à l'intérieur de
ce chronogramme que si la communauté internationale nous accompagne en nous
facilitant l’accès au crédit international et en nous fournissant
un encadrement technique et technologique adéquat. Dans l'intérêt national
il faut plus que des arguments politiciens et l’impatience de certains à
briguer le fauteuil présidentiel pour en modifier le contenu
ou raccourcir les délais.
14-09-02
Dr Dunois Erick Cantave
Secrétaire Général
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COMMUNIQUE DE PRESSE de l'OEA
La Mission Spéciale de l’OEA Visant à Renforcer la Démocratie en Haïti,
après consultation aujourd’hui avec le Groupe des Pays Amis d’Haïti, veut
faire la mise au point suivante:
La Mission déplore les récents actes de violence et d’intimidation touchant
plusieurs secteurs et groupes de la société à travers le pays, tels que
journalistes et stations de radio aussi bien à Port-au-Prince que dans les
villes de province, les étudiants, les organisations et militants des droits
humains, le personnel médical, les hommes d’affaires, les syndicats, et les
militants de plusieurs villes y compris Petit-Goâve et les Gonaïves.
La Mission appelle le Gouvernement haïtien à multiplier ses efforts en vue de
promouvoir le respect des droits humains, l’état de droit, la liberté de
mouvement et d’expression, la lutte contre l’impunité, et la sécurité de
tout et chacun – à l’abri de menaces et d’intimidation de toutes sortes.
Il est maintenant le moment où le Gouvernement devrait porter tous ses efforts
vers une nette amélioration des buts et des capacités de la Police Nationale
d’Haiti, le renforcement d’un climat de sécurité dans le pays, et
l’encouragement d’un environnement propice au fonctionnement efficace d’un
Conseil Electoral Provisoire. La Magistrature doit être en mesure d’agir
normalement, sans ingérence aucune, dans le respect des lois et procédures en
vigueur.
La Mission Spéciale de l’OEA saisit l’occasion pour réaffirmer le support
ferme de la communauté internationale en générale et du Groupe des Pays Amis
en particulier, pour la mise en application rapide des Résolutions 806 et 822
du Conseil Permanent de l’OEA, et ce par tous les secteurs concernés.
L’implémentation urgente de ces Résolutions, incluant des élections crédibles
au cours de cette année, demeure la voie optimale pour attaquer les problèmes
de développement politique, économique et social que confronte Haïti. Tel est
le but qui sera poursuivi par la Délégation de Haut Niveau qui visitera Haïti
sous peu.
Port-au-Prince, le 19 février 2003
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Mieux
comprendre les Européens
LE
MONDE | 12.02.03 | 13h26
Le
fossé entre l'Europe et les Etats-Unis n'a sans doute jamais été aussi large
qu'aujourd'hui. L'opposition des Européens à la politique américaine n'a
jamais sans doute été aussi répandue dans tous les pays et dans tous les
milieux. Jamais, sans doute, un président américain n'a été aussi contesté,
brocardé dans l'Union européenne, au point que la caricature a atteint de tels
extrêmes qu'elle a ôté toute crédibilité à ceux qui s'en délectent sans
mesure.
Si
l'on en croit les dernières enquêtes d'opinion, 82 % des ressortissants
des Quinze sont opposés à une guerre contre l'Irak sans l'aval des Nations
unies ; dans les pays d'Europe centrale et de l'Est candidats à l'adhésion
– cette "nouvelle Europe" que George W. Bush entend
jouer contre la "vieille Europe" franco-allemande et que l'on
dit si attirée par les sirènes de l'Amérique –, le pourcentage est à peine
plus faible, 75 % (EOS Gallup Europe).
54 %
des citoyens de l'UE pensent que l'action internationale des Etats-Unis est négative.
Des
sondages nationaux confirment que, même dans les huit pays dont les dirigeants
ont signé la lettre de soutien à George W. Bush, l'opinion est hostile à
la guerre : 84 % en Grande-Bretagne, 82 % en Hongrie, 80 %
en Espagne, 79 % au Danemark, 72 % en Italie, les deux tiers des
Portugais ; en France, ils sont 73 %. Et pourtant, près des trois-quarts
des Européens considèrent que l'Irak représente une menace pour la paix.
Comment expliquer cette apparente contradiction entre l'inquiétude causée par
Saddam Hussein et l'opposition à la politique américaine ? Sans doute par
une méfiance à l'égard de l'administration Bush, qui n'a pas su, ou pas voulu
faire l'effort de convaincre ses partenaires européens.
Se
souvient-on d'avoir vu plus de quatre Européens sur cinq exprimer leur
opposition à la puissance tutélaire de l'Occident et, désormais, du monde ?
Une opposition qui dépasse de loin le traditionnel antiaméricanisme –
longtemps assimilé outre-Atlantique à la France et à une certaine gauche
devenue orpheline de la guerre froide –, si bien décrit par Philippe Roger
dans L'Ennemi américain, généalogie de l'antiaméricanisme français
(Le Seuil 2002). La France est loin d'être le maillon fort de cette nouvelle
fronde, ni nos intellectuels leurs porte-drapeaux. Les Londoniens ont été plus
nombreux à descendre dans la rue pour dénoncer la guerre que les Parisiens et,
selon le sondage du Pew Research Center de Washington publié en décembre 2002,
la France est le seul pays d'Europe, avec la Russie et l'Ukraine, dans lequel
l'image des Etats-Unis ne s'est pas détériorée depuis 2001.
Cette
opposition ne se limite plus à ses frontières classiques de l'extrême gauche
et de l'extrême droite, hostiles, pour des raisons historiques diverses, à un
hégémonisme américain. Aux pacifistes traditionnels s'ajoutent ceux qui
contestent l'analyse américaine d'une guerre préventive contre Bagdad.
QUESTION
MAL POSÉE
Cette
nouvelle donne dépasse tous les clivages de l'antiaméricanisme classique. "Usual
suspects"des Américains à chaque fois que les Etats-Unis sont
contestés,
les Français ne sont plus seuls. Peut-être ne s'agit-il que d'un phénomène
circonstanciel, lié au conflit à venir. Mais les causes semblent claires, et
elles répondent à la question que tant d'Américains ne cessent de se poser,
et de nous poser, depuis les attentats meurtriers du 11 septembre 2001 :
"Pourquoi sommes-nous tant haïs ?"Même si cette question
est mal posée, car ce n'est pas la population américaine – à l'égard de
laquelle s'était manifesté un sentiment de solidarité et de compassion quasi
unanime –, mais la politique et le comportement de son gouvernement qui sont
en cause. Washington espérait sans doute que les "preuves"
apportées par Colin Powell convaincraient l'opinion européenne de la justesse
de sa politique. Et qu'elles fourniraient à certains gouvernements les
arguments nécessaires pour rejoindre la coalition Bush-Blair sans heurter de
front des électeurs hostiles. Il n'en a rien été.
Le
mal causé par la tactique employée par la Maison Blanche – combinaison de
pression brutale et de messianisme fondamentaliste – est patent. Vouloir
imposer la théorie de la guerre préventive à une Europe qui, depuis 1945,
s'est employée à empêcher de nouveaux conflits en son sein ; menacer d'écarter
ses vieux alliés, en particulier Berlin et Paris, des miettes pétrolières après
la victoire sur Saddam Hussein s'ils ne s'alignent pas ; mettre entre
parenthèses l'OTAN, une alliance historique dans laquelle tous les membres ont
leur mot à dire même si la décision ultime revient généralement aux
Etats-Unis, au profit d'une coalition de circonstances dont la composition, les
moyens et les objectifs relèvent exclusivement du bon vouloir du Pentagone,
comportement dénoncé à Munich par Michèle Alliot-Marie ; jouer la "nouvelle"
contre la "vieille" Europe et les Quinze les uns contre les
autres pour affaiblir une Union que l'on cherche à réduire à une zone de
libre-échange. De telles méthodes laisseront des traces.
Au
moins autant que l'unilatéralisme de l'administration américaine, ce sont ses
nouvelles méthodes autoritaires, voire méprisantes ou du moins ignorantes du
terrain – quand elle laisse, par exemple, sous-entendre que les Européens
pourraient avoir des faiblesses pour Bagdad –, qui lui ont aliéné l'opinion.
Car un Bill Clinton, tout en étant aussi déterminé à protéger les intérêts
de l'Amérique, avait la manière de séduire, d'amadouer ses interlocuteurs.
Fournir
dès l'automne dernier des "preuves"de la duplicité de Saddam
Hussein et de ses efforts pour se doter d'armes de destruction massive aurait
sans doute convaincu plus de gens de la bonne foi de la Maison Blanche qu'un
refus répété de justifier ses raisons à des alliés traités en supplétifs
au Conseil de sécurité de l'ONU, autorité légitime en la matière.
Aujourd'hui,
le mal est fait et le président Bush doit ramer à contre-courant. Vouloir
faire éclater le semblant de consensus des Quinze sur une politique étrangère
commune pour un objectif de circonstance ne passe pas bien ; surtout si on
se souvient que George W. Bush avait commencé bien avant le 11 septembre
2001 à enfoncer des coins entre ses alliés européens. Vouloir forcer les
gouvernements du Vieux Continent d'aller à l'encontre de leur opinion au risque
de provoquer une brisure durable du consensus national est une tactique risquée
qui va, de plus, à l'encontre de la politique de démocratisation affichée
pour l'Irak.
En
résumé, comment peut-on imposer aux Européens d'être plus va-t-en-guerre
qu'une opinion américaine qui souhaite toujours à 47 % l'aval de l'ONU
avant une attaque de l'Irak ? Peut-on leur demander d'être moins
circonspects sur la stratégie et les méthodes de la seconde guerre du Golfe
que le général Norman Schwarzkopf, chef du corps expéditionnaire américain
pendant la première guerre (Le Mondedu 31 janvier) ? MM. Aznar,
Berlusconi et Blair sont-ils convaincants quand ils laissent entendre que la
survie des liens transatlantiques dépend de la docilité des Européens ?
Au-delà du débat de principe sur la guerre préventive, la nouvelle incompréhension
des Européens envers les Etats-Unis est surtout une réaction contre le
comportement de leurs dirigeants.
Patrice
de Beer
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La
politique économique suicidaire de Lavalas.
Par Jean Érich René
A l’ère de la mondialisation économique et du libre échange, il n’est
plus possible de laisser les rennes de commande à certains primaires audacieux
et certains rescapés du secondaire, sans aucune référence académique, sans
aucune expérience professionnelle, ignorant les rouages de l’administration
publique et les mécanismes des échanges commerciaux . Si on peut bourrer les
urnes lavalassement , si les diplomates du béton peuvent brûler, déchouquer,
badigeonner, asperger, assassiner lavalassement, la politique économique obéit
à certains critères qui passent au-dessus de leurs têtes.
Comme un tocsin la nouvelle retentit tout en affligeant les autorités financières
et monétaires aussi bien que l’Association Professionnelle des Banques(APB).
Le mardi 11 février la monnaie haitienne a connu un net recul par rapport au
dollar américain soit 50 Gourdes pour 1 dollar officiellement. Mais sur le
marché des changes, au niveau des cambistes, il faut déjà 52 gourdes pour 1
dollar.
Le mercredi 12 février, les autorités financières et les Banquiers se sont réunis
pour débattre de la question à l’Hôtel Visa Lodge. Comme dans une maison
mortuaire on pesait ses mots pour ne pas agraver la tristesse qui se lisait sur
les visages. Personne n’ose s’exprimer ouvertement sous peine d’encourir
les chatiments de la Cour de Tabarre . On s’est contenté d’évoquer les
instruments ordinaires utilisés par les Autorités monétaires tels que les Opérations
d’Open Market. La Banque Centrale propose d’augmenter le taux d’intérêt
sur les Bons du Trésor. Cette mesure aura pour effet d’éponger le surplus
monétaire et de faire baisser l’inflation. Par ricochet le volume
d’investissement va aussi se rétrécir et le niveau du chômage va augmenter.
En conséquence, il en résultera une augmentation du coût de la vie par suite
de la contraction de la bourse du consommateur.
Tous ces jargons scientiques veulent dire en clair que le peuple haitien va
payer les conséquences du comportement délinquant et de la gabégie
administrative de Jean Bertrand Aristide. Voilà ce que les autorités monétaires
ont peur de dire publiquement pour ne pas subir les vagues de la répression
lavalassienne. Pour essayer de donner un tantinet d’explications à cette hémorragie
de la monnaie haitienne, le Gouverneur de la Banque Centrale a évoqué le non dépôt
du budget , une politique fiscale mal définie et la poursuite du déficit budgétaire.Quel
est donc ce charabia du Ministre des Finances ! Qui est chargé de déposer le
Budget! Qui doit définir la politique fiscale et résorber le déficit
budgétaire?
En tout cas, ce n’est pas La Convergence !
Non et noni! Ce n’est pas vrai! Les facteurs énumérés par le Directeur de
la Banque Centrale font certes partie de l’ensemble des paramètres qui
expliquent l’effondrement de la gourde haitienne. Mais, la raison la plus
probante et la plus significative en l’occurrence et qu’on a peur d’énoncer
est la suivante: Aristide a utilisé avec excès son pouvoir de Seigneuriage ,
sans tenir compte des lois du marché monétaire. Il a pressuré l’autorité
monétaire à chaque fois qu’il a besoin d’argent en faisant marcher la
planche à billets. L’offre de monnaie a dépassé excessivement la demande de
monnaie. Sans aucune augmentation de la production pour étayer la circulation
des billets, il en résulte un excès de la gourde sur le marché. La loi de Grésham
explique le rapport de 1/50 face au dollar américain. La mauvaise monnaie
chasse la bonne. Le dollar américain qui est la monnaie sûre , thésaurisée
disparait de la circulation parce qu'elle est en concurrence avec la gourde
considérée comme moins bonne .
La Barque économique nationale coule à pic puisque les autorités monétaires
nationales ont peur d’appliquer les mesures qui s’imposent en une telle
occurence . Au cours de sa conférence du mercredi 9 janvier 2003 Aristide avait
personnellement déclaré un déficit budgétaire de 2.9 milliards qu’il
assume personnellement . Ce comportement de Jean Bertrand Aristide est contraire
aux lettres de la Constitution de 1987. Jean Bertrand Aristide n’a pas le
droit d’intervenir dans la gestion financière de la République. Il revient
au Ministre des Finances Faubert Gustave de rendre compte à la nation selon les
voeux de l’article 227.2 : “Les comptes généraux des recettes et des dépenses
de la République sont gérés par le Ministre des Finances selon un mode de
Comptabilité établi par la Loi.”
ARTICLE 227.3:
Les Comptes Généraux et les Budgets prescrits par l'Article précédent,
accompagnés du rapport de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux
Administratif doivent être soumis aux Chambres Législatives par le Ministre
des Finances au plus tard dans les quinze (15) jours de l'ouverture de la
Session Législative. Il en est de même du Bilan Annuel et des opérations de
la Banque Centrale, ainsi que de tous autres comptes de l'Etat Haïtien.
Cela fait plus de 15 jours et même 30 jours depuis que la Session Législative
a commencé on n’a pas eu vent du budget ni de la ventilation des Comptes
Généraux.
Quid du rapport de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux
Administratif ? Que dit le Directeur de la Banque Centrale?
ARTICLE 200:
La Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif est une
juridiction financière, administrative, indépendante et autonome. Elle est
chargée du contrôle administratif et juridictionnel des recettes et des dépenses
de l'Etat, de la vérification de la comptabilité des Entreprises de l'Etat
ainsi que de celles des collectivités territoriales.
ARTICLE 200.4:
La Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux administratif participe à l'élaboration
du Budget et est consultée sur toutes les questions relatives à la législation
sur les Finances Publiques et sur tous les Projets de Contrats, Accords et
Conventions à caractère financier et commercial auxquels l'Etat est partie.
Elle a le droit de réaliser les audits dans toutes administrations publiques.
Le Président de la République n’est nullement concerné dans
l’Administration financière du pays . Jean Bertrand Aristide n’a pas le
droit d’assumer la responsabilité d’un déficit de 2.9 milliards. Il
incombe à la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif
d’apporter les explications nécessaires à la Nation haitienne.
ARTICLE 202:
Avant d'entrer en fonction les membres de la Cour Supérieure des Comptes et du
Contentieux Administratif prêtent devant une Section de la Cour de Cassation,
le serment suivant:"Je jure de respecter la Constitution et les lois de la
République, de remplir mes fonctions avec exactitude et loyauté et de me
conduire en tout avec dignité".
ARTICLE 203:
Les membres de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif
sont justiciables de la Haute Cour de Justice pour les fautes graves commises
dans l'exercice de leur fonction.
Si le mardi 11 février on a assisté à une chute inquiétante de la gourde
haitienne dans la proportion de 1 dollar US pour 50 gourdes c’est
principalement dû à des émissions monétaires faites au gré du pouvoir
politique. On distribue de l’argent pour financer les manifestations
politiques afin de prouver la popularité d’Aristide. Jean Bertrand Aristide
avec sa nombreuse suite fait des dépenses faramineuses, se déplace en avion
privé loué le plus souvent à Saint Domingue pour participer à toutes les
assises internationales inutiles afin de légitimer sa fonction de Président
encore en discussion. Voilà pourquoi il veut assumer ce déficit de 2.9
milliards de gourdes en lieu et place du Directeur de la Banque Centrale Vénel
Joseph qui selon la Constitution est chargée de fournir les explications
nécessaires.
La Politique Monétaire est déterminée par la Banque Centrale conjointement
avec le Ministère de l'Economie et des Finances.
ARTICLE 225:
Un Organisme public Autonome jouissant de la personnalitéé juridique et de
l'autonomie financière remplit les fonctions de Banque Centrale. Son statut est
déterminé par la loi.
ARTICLE 226:
La Banque Centrale est investie du privilège exclusif d'émettre, avec force
libératoire sur tout le Territoire de la République, des billets représentatifs
de l'Unité Monétaire, la monnaie divisionnaire, selon le titre, le poids, la
description, le chiffre et l'emploi fixés par la Loi.
L’Écononmie haitienne est pratiquement en banqueroute à cause du crétinisme
plus que parfait de Jean Bertrand Aristide et de son indifférence totale vis à
vis des lois économiques du marché et des principes de la gestion financière.
Son unique but c’est de se maintenir au pouvoir quel que soit le prix . Peu
importe les conséquences pour le pays et pour le peuple haitien.
Malheureusement dans ses tentatives de saccage et de pillage de la nation il est
encore supporté par des fonctionnaires incompétents, corrompus et une large
frange d’esprits aigris qui éprouvent un plaisir sadique à applaudir
l’effondrement de la nation.Maintenant tous les indicateurs sont au rouge. La
politique monétaire suicidaire de Lavalas a conduit le pays sur le grabat.
Quelles que soient les mesures prises pour redresser l’économie, l’hémorragie
monétaire ne s’arrêtera pas. Il faut d’abord enlever les sangsues qui
sucent l’économie haitienne
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